Ménopause - Pré ménopause - Bouffées de chaleur - Oestrogènes
La ménopause, symptômes et traitement
La ménopause, du grec méno, règles et pause, arrêt, appelée aussi âge climatérique, est l'arrêt des règles. Lors de la ménopause la femme ne possède plus suffisamment de follicules car ceux-ci ont été soit utilisés pour le cycle ovarien soit les cellules folliculaires ont dégénéré par le phénomène d'atrésie folliculaire. On la divise en plusieurs étapes :
- périménopause : période d'irrégularités des cycles menstruels précédant la ménopause et l'année qui suit l'arrêt apparent des règles
- post-ménopause (ménopause confirmée)
La périménopause
Les œstrogènes et la progestérone sont des hormones
stéroïdes dérivés du cholestérol qui possèdent
des récepteurs cellulaires, situés à la surface des cellules
hypophysaires notamment, et qui réagissent par rétro
contrôles pour maintenir le taux d'hormones ovariennes autour d'une
valeur stable. C'est une période de dépression des ovaires
qui entraine soit une insuffisance en progestérone seule soit accompagnée
d'une insuffisance en œstrogènes. Dans ce dernier cas il existe
une aménorrhée (absence de règles)ou diminution des
celles-ci avec des bouffées de chaleur ; si par contre il y
a encore une sécrétion ostrogénique, les troubles
sont :
La post-ménopause
Elle se définit comme l'absence de règles depuis plus d'un
an.
L'insuffisance en œstrogènes entraîne d'abord :
Plus tard, les organes génitaux : vagin, vulve, utérus
s'atrophient, ainsi que les glandes mammaires, avec accentuation du prolapsus.
Tous ces symptômes ne sont que des inconvénients. Les risques
sont l’ostéoporose (diminution de la densité osseuse :
risque de fracture plus important et donc réparation plus difficile
et plus longue; la perte osseuse s'accentue à la ménopause)
et l'augmentation des maladies cardio-vasculaires.
Il faut noter que la prise de poids n'est pas due à la
ménopause proprement dite mais à la baisse importante
du métabolisme de base qui intervient à peu près à la
même période.
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Traitement de la ménopause
Depuis une trentaine d'années, il existe un traitement hormonal substitutif
de la ménopause. Ce traitement permet de compenser l'insuffisance
des sécrétions ovariennes d'œstrogènes et de
progestérone responsables de troubles à court et à long
terme. Il est efficace sur les symptômes de la ménopause et
sur la prévention de l’ostéoporose. Théoriquement
les œstrogènes ont également un rôle protecteur
sur le cœur.
Utilisée largement auparavant, il l'est nettement moins, notamment aux États-Unis
depuis la publication d'une étude en 2002 mettant en avant l'absence de
bénéfice en terme de maladies cardio-vasculaires et une augmentation
du risque de certains cancers, de survenue d' embolie pulmonaire et d'accidents
vasculaires cérébraux ,
dépassant le bénéfice d'un taux moindre de fracture du col
du fémur. Cette étude a fait l'objet d'un large débat
et il n'est pas clair si elle est applicable à toute forme de traitement
substitutif ou seulement à celle qui a cours le plus souvent aux États-Unis.
La population étudiée est, par ailleurs, particulièrement âgée
(jusqu'à 80 ans).
L’augmentation du risque de cancer du sein liée à ces
traitements a été affirmée par une publication de l’OMS
et a trouvé un étayage au travers la diminution de l'incidence
du cancer du sein en France et aux USA à peu près contemporaine
de la chute des ventes des traitements hormonaux après la publication
de l'étude
WHI en 2002.
Chez les femmes plus jeunes (la cinquantaine), le risque de maladie cardio-vasculaire
semble, au contraire, équivalent ou plus faible. De même, les artères coronaires (irriguant le cœur)
seraient moins calcifiées chez ces dernières, ce qui est indice favorable.
L'ensemble de ces éléments plaide pour une durée
limitée du traitement hormonal mais la durée optimale reste
encore à déterminer.
